Cartons et sopalin derrière les fenêtres : ce que cache une pose bâclée
Sur un chantier parisien, nous remplaçons 12 fenêtres. Plusieurs d’entre elles avaient déjà été « remplacées » il y a quelques années par une grande enseigne spécialisée dans la pose de fenêtres. En les déposant, nous avons découvert ce qui se cachait derrière les habillages. Et ce que nous avons trouvé mérite d’être montré — parce que cela arrive bien plus souvent qu’on ne le croit.

Le chantier : 12 fenêtres à remplacer dans un appartement haussmannien à Paris
Le contexte : un appartement haussmannien de 120 m² à Paris, dont nous rénovons l’ensemble des menuiseries extérieures — 12 fenêtres en bois, double vitrage 4-20-4 avec gaz argon, posées dans les règles de l’art. Un chantier conséquent, qui demande une bonne organisation et de la rigueur : autorisation de la mairie, monte-charge, dépose et démontage de l’existant, repose des fenêtres, finitions.
Or, dans cet appartement, quelques fenêtres avaient déjà été remplacées par un poseur spécialisé, il y a quelques années. Des fenêtres « récentes », donc, avec du double vitrage. Sur le papier, tout allait bien. Nous les avons déposées — et voici, point par point, ce que nous avons constaté.
Ce que nous avons découvert en déposant les fenêtres
Soyons justes : le vitrage lui-même était bien un double vitrage. C’est à peu près la seule bonne nouvelle.
- Une structure de fenêtre d’entrée de gamme. Sans être catastrophique, la menuiserie elle-même était de basse qualité — bien loin de ce qu’on est en droit d’attendre quand on investit dans le remplacement de ses fenêtres.
- Un calfeutrement… en carton et en sopalin. L’espace entre la fenêtre et le mur — celui qui doit être soigneusement calfeutré pour assurer l’étanchéité à l’air et l’isolation — avait été bourré avec des morceaux de carton. Et même de l’essuie-tout. Nous avons dû nous y reprendre à deux fois pour y croire.
- Une pose « en rénovation » sur des dormants pourris. Les nouvelles fenêtres avaient été posées par-dessus les anciens cadres — sans les déposer — alors que ceux-ci étaient dégradés. Le tout dissimulé derrière un habillage : un cache-misère, au sens propre.

La pose « en rénovation » : une technique légitime… trop souvent détournée
Précisons les choses, car il ne s’agit pas de jeter la pierre à une technique en soi. La pose dite « en rénovation » consiste à déposer uniquement les vantaux (les parties ouvrantes) et à installer le nouveau dormant par-dessus l’ancien cadre, qui reste en place. C’est plus rapide, moins cher, et cela évite de toucher aux finitions intérieures.
Cette technique est acceptable à une condition non négociable : que l’ancien dormant soit sain, sec et solidement ancré dans la maçonnerie. Car c’est lui qui portera la nouvelle fenêtre pendant des décennies.
Poser « en rénovation » sur un dormant pourri, en revanche, c’est construire du neuf sur du bois en décomposition. L’habillage posé par-dessus ne répare rien : il cache. Derrière, le bois continue de travailler, l’humidité continue de circuler, et la fenêtre neuve repose sur un support qui se dérobe. Ajoutez à cela un cadre posé sur un cadre : vous perdez plusieurs centimètres de vitrage sur chaque côté, donc de la lumière — pour un résultat moins durable.

Ce que cela coûte réellement au propriétaire
- Des pertes de chaleur permanentes : un calfeutrement en carton laisse passer l’air et la chaleur en périphérie de chaque fenêtre. La performance du double vitrage est ruinée par sa propre pose.
- Des factures de chauffage plus élevées, précisément ce que le remplacement des fenêtres était censé réduire.
- Moins de lumière : le clair de vitrage diminue à chaque cadre superposé.
- Une dégradation invisible : l’ancien dormant continue de pourrir derrière l’habillage, sans que rien ne soit visible de l’intérieur — jusqu’au jour où il faut tout refaire.
- Un investissement à refaire : des fenêtres censées durer 30 ans qu’il faut remplacer au bout de quelques années. C’est exactement ce qui s’est produit sur ce chantier.
Refaire les choses correctement : la dépose totale
Sur ce chantier, nous avons donc tout repris. Voici ce qu’est, pour nous, un vrai remplacement de fenêtres :
- Dépose totale : on retire l’ancienne fenêtre en entier, dormant compris. Pas de cadre fantôme qui pourrit en silence derrière un habillage.
- Contrôle et reprise du support : la maçonnerie et les feuillures sont vérifiées, purgées et reprises si nécessaire, pour que la fenêtre neuve s’ancre dans un support sain.
- Pose et fixation dans les règles : la menuiserie neuve — ici, des fenêtres bois double vitrage 4-20-4 à gaz argon — est fixée directement dans la structure du bâti, calée et réglée d’aplomb.
- Un vrai calfeutrement : mousse et joints adaptés sur toute la périphérie, étanchéité à l’air côté intérieur, étanchéité à l’eau côté extérieur. Pas de carton, pas de sopalin.
- Des finitions de rénovation, pas de camouflage : raccords propres, tableaux refaits, peinture — des finitions qui terminent le travail au lieu de le dissimuler.

C’est plus long, et parfois un peu plus cher qu’une pose expédiée. Mais c’est un travail de rénovation fait pour durer 20, 30, 50 ans — pas un cache-misère qui tiendra (éventuellement) jusqu’à la fin de la garantie.
Quelles poses de fenêtres réalise TerraRenova ?
- De la dépose totale et du remplacement complet, uniquement. Nous refusons de laisser les anciens cadres en place : la fenêtre neuve s’ancre dans un support sain, pas sur un dormant fatigué.
- Une expertise centrée sur la fenêtre en bois. Nous travaillons avec un fabricant français, capable de réaliser des fenêtres sur mesure, en bois haute qualité et avec doubles vitrages.
- L’aluminium et le PVC aussi. Nous traitons également les ouvrants en aluminium et en PVC, selon votre projet et votre budget.
- Un point d’honneur : la qualité. Une pose professionnelle et des finitions soignées, pour un remplacement clé en main qui tient des années — pas jusqu’à la fin de la garantie.
Avant de signer : 5 questions à poser à votre poseur de fenêtres
- Pose en rénovation ou dépose totale ? Et surtout : sur quel critère ? Un professionnel sérieux examine l’état des dormants existants avant de trancher — pas son planning.
- Que se passe-t-il si le dormant est abîmé ? La seule bonne réponse : dépose totale. Fuyez celui qui vous répond « on mettra un habillage ».
- Comment sera calfeutré l’espace entre la fenêtre et le mur ? Demandez le détail : mousse, joints, étanchéité intérieure et extérieure. La réponse doit être précise.
- Qui fait les finitions ? Raccords de plâtre, tableaux, peinture : une entreprise tous corps d’état les intègre au chantier ; un poseur seul les laisse souvent à votre charge — ou les remplace par un cache.
- Puis-je voir un chantier comparable ? Photos de poses en cours (pas seulement du produit fini) : c’est là qu’on voit la différence entre une pose soignée et une pose habillée.
Questions fréquentes
La pose de fenêtre « en rénovation » est-elle toujours à éviter ?
Comment savoir si mes fenêtres ont été mal posées ?
La dépose totale coûte-t-elle beaucoup plus cher ?
TerraRenova remplace-t-elle les fenêtres en région parisienne ?
Un doute sur vos fenêtres, ou un projet de remplacement ? Diagnostic sur place et devis gratuit sous 24-48 h.